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   -- Demain, à huit heures, dit-il en prenant congé de d'Artagnan, nous ferons, si vous le voulez, une promenade à cheval avec Porthos.
   -- À huit heures! fit d'Artagnan, si tard?
   -- Vous savez que j'ai besoin de sept heures de sommeil, dit Aramis.
   -- C'est juste.
   -- Bonsoir, cher ami!
   Et il embrassa le mousquetaire avec cordialité. D'Artagnan le laissa partir.
   -- Bon! dit-il quand sa porte fut fermée derrière Aramis, à cinq heures je serai sur pied.
   Puis, cette disposition arrêtée, il se coucha et mit, comme on dit, les morceaux doubles.

   Chapitre LXXIII -- Où Porthos commence à être fâché d'être venu avec

d'Artagnan
   À peine d'Artagnan avait-il éteint sa bougie, qu'Aramis, qui guettait à travers ses rideaux le dernier soupir de la lumière chez son ami, traversa le corridor sur la pointe du pied et passa chez Porthos. Le géant, couché depuis une heure et demie à peu près, se prélassait sur l'édredon. Il était dans ce calme heureux du premier sommeil qui, chez Porthos, résistait au bruit des cloches et du canon. Sa tête nageait dans ce doux balancement qui rappelle le mouvement moelleux d'un navire. Une minute de plus, Porthos allait rêver.
   La porte de sa chambre s'ouvrit doucement sous la pression délicate de la main d'Aramis.
   L'évêque s'approcha du dormeur. Un épais tapis assourdissait le bruit de ses pas; d'ailleurs, Porthos ronflait de façon à éteindre tout autre bruit.

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