Page d'accueil   [800x750]    Á propos


   Puis il rentra chez lui; les portes se refermèrent lentement, et la foule s'écoula, tandis que les chants et les prières retentissaient encore.
   C'était une magnifique journée. Il y avait des parfums terrestres mêlés à des parfums d'air et de mer. La ville respirait le bonheur, la joie, la force.
   D'Artagnan sentit comme la présence d'une main invisible qui avait, toute-puissante, créé cette force, cette joie, ce bonheur, et répandu partout ces parfums.
   «Oh! oh! se dit-il, Porthos a engraissé; mais Aramis a grandi.»

   Chapitre LXXII -- La grandeur de l'évêque de Vannes

   Porthos et d'Artagnan étaient entrés à l'évêché par une porte particulière, connue des seuls amis de la maison.
   Il va sans dire que Porthos avait servi de guide à d'Artagnan. Le digne baron se comportait un peu partout comme chez lui. Cependant, soit reconnaissance tacite de cette sainteté du personnage d'Aramis et de son caractère, soit habitude de respecter ce qui lui imposait moralement, digne habitude qui avait toujours fait de Porthos un soldat modèle et un esprit excellent, par toutes ces raisons, disons-nous, Porthos conserva, chez Sa Grandeur l'évêque de Vannes, une sorte de réserve que d'Artagnan remarqua tout d'abord dans l'attitude qu'il prit avec les valets et les commensaux.
   Cependant cette réserve n'allait pas jusqu'à se priver de questions, Porthos questionna.
   On apprit alors que Sa Grandeur venait de rentrer dans ses appartements, et se préparait à paraître, dans l'intimité, moins majestueuse qu'elle n'avait paru avec ses ouailles.

Chapitre traduit en: Anglais Espagnol Roumain Suivant